Voici un piège dans lequel tombent souvent les domaines qui mettent en place une étiquette électronique de vin pour la première fois : faire pointer le QR code vers leur propre site web, ou vers une page comportant un bouton « acheter » et un formulaire d’inscription à la newsletter. Au regard des règles de l’UE, cela n’est pas conforme.
L’étiquette électronique doit être une page neutre
La communication de la Commission C/2023/1190 est claire sur ce point. La déclaration nutritionnelle complète et la liste des ingrédients ne doivent pas être affichées avec des informations destinées à la vente ou au marketing (Q30), et la page doit s’inscrire dans un environnement neutre qui n’oriente pas le lecteur vers un achat (Q36).
La communication indique expressément que le site web commercial du producteur lui-même n’est généralement pas conforme, car il contient habituellement des informations commerciales (Q30). Le réflexe naturel — « je vais simplement ajouter une page au site de mon domaine » — est donc exactement ce qu’il faut éviter.
Accès direct, sans détour marketing
Le code lisible par machine doit donner un accès direct aux informations obligatoires (Q33). Vous ne pouvez pas faire passer la personne qui scanne par une page d’accueil intermédiaire, un contrôle d’âge qui met en avant la marque ou un écran promotionnel avant l’affichage des ingrédients et de la déclaration nutritionnelle.
Aucun suivi des visiteurs
La communication indique que le système utilisé ne doit ni collecter ni suivre les données des utilisateurs, et précise qu’il n’existe aucune exception (Q26, Q35).
Les commentateurs spécialisés en conformité en déduisent généralement l’exclusion des outils d’analyse d’audience, des cookies et des pixels de suivi sur la page de l’étiquette électronique. Cette lecture est une interprétation raisonnable ; la règle d’interdiction du suivi est bien ce qu’énonce la communication, tandis que la liste précise des technologies relève du commentaire et non du texte littéral. Dans tous les cas, l’approche prudente consiste à publier une page d’étiquette électronique qui n’exécute aucun suivi des visiteurs.
Comment rester dans les clous
- Hébergez l’étiquette électronique sur une page dédiée, distincte de votre site de vente.
- Limitez-la aux informations obligatoires : ingrédients et nutrition, dans la langue du marché concerné.
- Faites pointer le QR code directement vers cette page.
- N’ajoutez à cette page ni liens vers un panier, ni promotions, ni formulaires d’inscription, ni dispositifs de suivi.
MyProductPassport héberge chaque vin sur sa propre page passeport neutre, distincte de votre site commercial, avec un QR code à accès direct, ce qui correspond à la manière dont la Commission décrit une étiquette électronique conforme.
Questions fréquentes
Puis-je faire pointer le QR code vers le site web de mon domaine ?
Non. La communication de la Commission (Q30) indique que le site commercial d’un producteur n’est généralement pas conforme. Utilisez plutôt une page dédiée et neutre.
Puis-je utiliser Google Analytics sur la page de l’étiquette électronique ?
La communication indique qu’aucune donnée d’utilisateur ne peut être collectée ni suivie, sans exception. La lecture courante est que cela exclut les outils d’analyse et les cookies sur la page de l’étiquette électronique, même si cette liste de technologies relève de l’interprétation et non de la formulation exacte de la communication.
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